En toute confiance

L’esprit de la Conférence des Services Généraux

« Donc, depuis 1951, nous tenons ces Conférences annuelles pour déterminer
si ce mouvement était suffisamment intéressé, suffisamment responsable,
estimait que ces services étaient suffisamment utiles pour être maintenus tant
que Dieu aura besoin de cette société. Je pense que chaque délégué qui y a
participé arrive à la conclusion que oui, nous devrions prendre ces choses en
charge. Ainsi, nous proposons de tenir un Congrès international en 1955,
année au cours de laquelle, au nom des anciens et de Smithy et moi, nous
vous dirons, voici le reste de votre troisième Legs. Cette Conférence deviendra
notre successeur. Nous vous passons le dernier flambeau. Continuez. Allez
à la rencontre de votre destin avec assurance et courage, et que Dieu vous bénisse. »

— Bill W., pendant le Congrès de l’État du Texas de 1954

Lors du Congrès international de 1955, la Conférence des Services généraux a été
désignée comme l’opinion véritable et la réelle conscience de toute notre société. Cela
s’est déroulé malgré les objections de ceux qui craignaient qu’un tel rassemblement se
traduirait par un conflit politique, de la confusion, des dépenses et un conflit inutile. Nos
fondateurs croyaient que les générations futures de membres des AA pourraient
efficacement assumer la responsabilité du maintien de nos services mondiaux vitaux.
Tout délégué, administrateur, directeur et membre du personnel qui est un membre
votant de la Conférence des Services généraux est un bénéficiaire direct et personnel de
cette croyance.
Chacun d’entre nous justifie cette croyance en participant à la Conférence dans un esprit
de camaraderie et de confiance. Nous respectons le système de comités qui présente
des questions à la Conférence pour examen. Nous sommes confiants qu’un processus
démocratique engagé par des gens qui agissent de bonne foi servira au mieux notre
association, même si nous ne sommes pas toujours d’accord avec toutes les décisions
prises. Nous avons confiance que les Conférences futures perpétueront le merveilleux
héritage de service des AA, tout comme ceux qui nous ont précédés ont mis cette même
confiance en nous.

« Nous attendons donc de nos Conférences qu’elles essaient toujours d’agir
dans un esprit de respect mutuel et d’amour des membres les uns par rapport
aux autres. En retour, ce geste signifie que la confiance mutuelle devrait
prévaloir ; qu’aucune mesure ne devrait être prise dans la colère, la hâte ou
l’imprudence; qu’on prendra soin de respecter et de protéger toutes les
minorités ; qu’il ne devrait jamais y avoir aucun geste punitif visant une
personne; que, chaque fois que ce sera possible, les décisions importantes
seront prises à l’unanimité substantielle ; que notre Conférence sera toujours
prudente et attentive pour éviter toute tyrannie, grande ou petite, que ce soit
dans la majorité ou dans la minorité. La somme de ces différentes attitudes et
pratiques est, à notre avis, l’essence même de la démocratie — en action et
en pensée. »

— Le Manuel du Service chez les AA, page 75 (Commentaire de Bill W. sur le Douzième Concept XII)